Prix du fioul : une nouvelle flambée alimentée par la crise au Moyen‑Orient
Equipements chauffage au fioul domestique
Publié le 09/03/2026 à 15h56
Les prix du fioul ont fortement augmenté la semaine dernière en passant de 1 317 € lundi à 1 732 € aujourd’hui, il enregistre une hausse de 415€ en quelques jours. Cette montée rapide s’explique par la hausse du prix du pétrole, liée au conflit au Moyen‑Orient et aux difficultés de circulation des tankers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent a franchi ce lundi 9 mars le seuil des 100 dollars le baril pour la première fois depuis plusieurs années, ce qui maintient une forte pression sur les produits pétroliers, dont le fioul domestique. Dans ce contexte tendu, une nouvelle forte hausse des tarifs du fioul est attendue aujourd’hui.
Quel est le prix du fioul aujourd’hui ?
Ce lundi, le prix moyen du fioul en France s’établit à 1 732 € les 1 000 litres, soit 1,732 € le litre. Ce niveau confirme une nette tension par rapport à la fin février, en lien avec la brusque remontée des cours du Brent au‑delà de 100 dollars le baril, dans un contexte de guerre en Iran et de perturbations du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz.
Évolution du marché du fioul : de la semaine du 02/03 au 06/03
La semaine du 2 au 6 mars a été marquée par une succession de hausses quotidiennes sur le fioul, directement corrélées à la tension des cours du brut.
Lundi 2 mars, les prix du fioul bondissent dans le sillage d’un marché pétrolier déjà sous forte pression avec la montée des tensions au Moyen‑Orient et les premières inquiétudes autour du détroit d’Ormuz. Les opérateurs commencent à intégrer le risque d’un conflit durable et d’un approvisionnement moins fluide. Le Brent et le WTI clôturent respectivement à 78,21 dollars et 71,34 dollars le baril.
Mardi 3 mars, le fioul poursuit sa hausse, porté par un Brent et un WTI très volatils, signe d’un marché en pleine réévaluation du risque géopolitique. Les investisseurs se repositionnent massivement sur l’énergie, anticipant des prix durablement plus élevés tant que les exportations du Golfe restent perturbées. Le Brent clôture à 82,06 dollars contre 74,95 dollars le baril pour le WTI.
Mercredi 4 mars, la dynamique s’accélère encore. Le Brent se maintient au‑dessus de 82,43 dollars. Les analystes évoquent ouvertement la perspective d’un baril se rapprochant des 100 dollars si aucune accalmie n’intervient sur le front du conflit. De son côté, le WTI termine à 76,09 dollars le baril.
Jeudi 5 mars, la hausse se poursuit à un rythme soutenu dans un climat de forte nervosité. Les difficultés de transport et les surcoûts d’assurance pour les tankers transitant par le Moyen‑Orient, ainsi que les premières estimations de baisse des exportations, renforcent la pression sur les prix. Le Brent termine à 83,95 dollars et le WTI atteint les 78,88 dollars le baril.
Vendredi 6 mars, le Brent se rapproche du seuil des 100 dollars. Tiré vers le haut par les craintes sur l’offre mondiale, il clôture à 92,99 dollars le baril. Le WTI, lui, termine à 91,79 dollars le baril. Les opérateurs redoutent désormais un véritable choc pétrolier si la situation dans le détroit d’Ormuz ne se normalise pas.
Le prix du fioul va‑t‑il baisser dans les jours à venir ?
À court terme, une baisse des prix du fioul paraît très peu probable : le conflit en Iran et la quasi‑fermeture du détroit d’Ormuz continuent de perturber fortement l’approvisionnement mondial en pétrole. Avec un Brent proche des 100 dollars, de nombreuses banques et instituts estiment que le marché restera très volatil, avec un risque de nouvelles hausses plutôt qu’un véritable repli dans les prochains jours.
Cet épisode rappelle par plusieurs aspects l’inflation énergétique de 2022, avec un baril tiré vers le haut par des tensions géopolitiques et un marché structurellement tendu. La mécanique est la même : un point de passage stratégique pour l’énergie (d’abord la Russie pour le gaz, aujourd’hui le détroit d’Ormuz) se retrouve au cœur des tensions, ce qui déclenche une réaction immédiate et violente des marchés. La situation présente toutefois une nuance importante. En 2026, le baril part d’un niveau plus bas et les marchés à terme restent, pour l’instant, moins tendus qu’en 2022, ce qui laisse ouverte la possibilité d’un choc plus court si le conflit se résout rapidement.
Dans ce contexte incertain, suivre régulièrement les actualités et les prix publiés par Fioulmarket permet de repérer rapidement d’éventuelles accalmies si les marchés se détendent.
Dans quelle région le prix du fioul est‑il le moins cher aujourd’hui ?
La région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur affiche aujourd’hui le prix moyen de fioul le plus bas, à 1 677 € les 1 000 litres.
Dans quelle région le prix du fioul est‑il le plus cher aujourd’hui ?
À l’inverse, la région Grand Est présente le prix moyen le plus élevé, à 1 758 € les 1 000 litres.
Fin d’hiver : comment rester bien au chaud ?
En fin d’hiver, il est souvent utile de compléter le chauffage central pour gagner quelques degrés dans les pièces les plus fraîches. Plusieurs solutions d’appoint peuvent être envisagées :
- Les appareils électriques (radiateur soufflant, convecteur mobile, bain d’huile, panneau rayonnant) se distinguent par leur simplicité d’usage, à condition de privilégier des modèles performants pour contenir la consommation.
- Les poêles à gaz (butane ou propane) offrent une montée en température rapide, mais nécessitent le respect strict des normes de sécurité et une bonne ventilation des pièces.
- Les poêles au fioul, au pétrole ou à bois se montrent plus autonomes et diffusent une chaleur homogène, à utiliser en suivant les consignes d’aération et d’entretien pour un confort optimal.
Évolution des prix du fioul domestique
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Les prix Fioulmarket en France
Retrouvez la moyenne des prix du fioul domestique en France et par région pour 1000 litres de fioul domestique.
| Nom de la région | Prix du fioul aujourd'hui | Évolution des prix par rapport à la semaine dernière | Tendance des prix par rapport à la semaine dernière |
|---|---|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 1 677€ / 1 000 litres | +152€ | Hausse |
| Île-de-France | 1 712 € / 1 000 litres | +160€ | Hausse |
| Normandie | 1 713 € / 1 000 litres | +158€ | Hausse |
| Auvergne-Rhônes-Alpes | 1 719 € / 1 000 litres | +161€ | Hausse |
| Bourgogne-Franche-Comte | 1 728 € / 1 000 litres | +159€ | Hausse |
| Bretagne | 1 734 € / 1 000 litres | +161€ | Hausse |
| Centre-Val-de-Loire | 1 736 € / 1 000 litres | +159€ | Hausse |
| Hauts-de-France | 1 738 € / 1 000 litres | +159€ | Hausse |
| Nouvelle-Aquitaine | 1 742 € / 1 000 litres | +161€ | Hausse |
| Occitanie | 1 758 € / 1 000 litres | +160€ | Hausse |
| Pays-de-la-Loire | 1 755 € / 1 000 litres | +161€ | Hausse |
| Grand-Est | 1 758 € / 1 000 litres | +161€ | Hausse |