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L’OPEP+ s’accorde sur une légère hausse de la production

Évolutions et tendances des prix moyens du fioul

Publié le 15/01/2021 à 11h02

Alors que l’AIE n’annonce qu’une légère hausse de la demande en pétrole en 2021, l’OPEP+ a décidé d’augmenter très légèrement sa production. L’Arabie Saoudite réduira quant à elle unilatéralement sa production pour compenser cette hausse. 

OPEP+ hausse production

Au cours des derniers mois, plus encore qu’avant la crise du coronavirus, les réunions de l’OPEP et de l’OPEP+ sont observées de près par les analystes du marché pétrolier. Il faut dire que, face à une demande en berne, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole et ses alliés sont les mieux placés pour faire remonter le cours du pétrole en limitant la production. La décision de réduire l’extraction de brut n’est toutefois pas si simple à prendre, étant donné que certains pays comptent beaucoup sur les recettes liées au pétrole. 

Une réunion reportée, puis un accord

Une nouvelle illustration de cette difficulté à atteindre le consensus nous a été donnée au cours des derniers jours. Alors que les pays de l’OPEP+ devaient négocier ce lundi 4 janvier en ligne afin de décider d’augmenter ou non leur production de pétrole, la réunion a finalement été reportée au mardi 5 janvier, faute d’accord. 

Finalement, les négociations ont abouti mardi sur une très légère augmentation de la production. En janvier déjà, il avait été convenu d’augmenter le volume de production de 500.000 barils par jour. Mais, alors que certains pays – Russie et Kazakhstan en tête – plaidaient pour une augmentation d’un volume équivalent en février, d’autres membres de l’organisation, comme l’Arabie Saoudite, appelaient plutôt à la prudence. Au bout des négociations, l’Arabie Saoudite a convenu de diminuer sa propre production pour permettre au Kazakhstan et à la Russie d’augmenter la leur de 75.000 barils par jour.

La demande restera limitée en 2021

Si les réunions de l’OPEP sont le cadre de négociations de plus en plus âpres au fur et à mesure que la crise s’éternise, c’est parce que de nombreux pays ne peuvent que difficilement vivre sans les recettes générées par le pétrole. D’un autre côté, il est nécessaire de limiter l’offre pour l’adapter au mieux à une demande très réduite. 

Mais qu’en sera-t-il en 2021 ? Si les campagnes de vaccination ont commencé dans de nombreux pays du monde, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) estime, dans son dernier rapport paru en décembre, que la demande mondiale en pétrole ne retrouverait pas son niveau de 2019 en 2021. Tombée à 91,2 millions de barils par jour en 2020, elle devrait remonter à 97 millions de barils par jour en 2021, ce qui est encore loin des 100 millions atteints en 2019.

Une activité économique toujours ralentie

Cette situation s’explique par les nombreux coups d’arrêt qu’a dû subir la reprise économique au cours des derniers mois. Alors qu’on semblait parvenir à maîtriser doucement la deuxième vague en Europe, on constate par exemple qu’un reconfinement est en cours au Royaume-Uni. En outre, le transport aérien est toujours très ralenti. 

Dans ces conditions, si les pays de l’OPEP+ devaient ouvrir les vannes de la production, la chute des prix serait importante et leur coûterait très cher. En effet, la production de pétrole a un coût et, sous un certain prix de vente, il n’est plus rentable. 

La progression de la campagne de vaccination à travers le monde, et la durée de l’immunité que le vaccin offrira, seront des éléments cruciaux pour l’avenir proche du secteur.

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