Quelle est la température réglementaire d’un logement ?

Selon le Code de la construction et de l’habitation, la température réglementaire à l’intérieur d’un logement est de 19 °C. Mais cette température peut varier selon les pièces et l’état du logement en question.

La température du logement

Température intérieure et réglementation

D’après l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la température du logement idéale est de 19°C. Mais est-ce que cette température suffit vraiment pour le confort des habitants ?

La température pièce par pièce

Si la température intérieure est fixée à 19 °C, cela peut paraître insuffisant selon les pièces et le ressenti de chacun. La salle de bains par exemple demande 2 ou 3 degrés supplémentaires au moment de l’utilisation. La chambre ne nécessite que 16 °C pendant de la nuit. En revanche, les 19 °C sont suffisants dans le salon, la cuisine, la salle à manger et le bureau. En cas d’absence, il est recommandé de baisser la température du logement : entre 14 et 16 °C pour une absence de moins de 48 h et entre 8° et 12 °C pour une absence prolongée.

Comment garantir une température constante ?

Pour vérifier la température, un thermomètre doit être accroché à l’abri du soleil et des endroits humides et sombres. Lorsque la température intérieure n’est pas suffisante, il suffit de monter le chauffage. Une autre solution consiste à utiliser des robinets thermostatiques à installer sur chaque radiateur afin d’assurer une température constante. Un thermostat d’ambiance permet de contrôler le fonctionnement de la chaudière sans se déplacer. De plus, certains thermostats sont programmables en fonction des horaires de présence des habitants.

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De l’importance d’avoir une température réglementaire

La température réglementaire assure un confort nécessaire aux habitants. Que ce soit un problème d’isolation ou d’humidité, ou que le bâtiment soit surchauffé, les conséquences sur la santé peuvent devenir chroniques.

Les conséquences sur la santé

Un logement trop chauffé favorise la mauvaise circulation du sang. Les personnes sujettes aux problèmes de varices y sont particulièrement sensibles. Par ailleurs, une surchauffe assèche les muqueuses. Ce dessèchement provoque des rhumes et des sinusites à répétition. À l’inverse, une température intérieure trop basse facilite les bronchites chroniques, l’arthrose et la dépression. Les crises d’asthme ainsi que les angines et les grippes sont également le quotidien des personnes confrontées à un logement sous-chauffé.

Que faire si la température réglementaire n’est pas respectée ?

Si le logement est sous-chauffé ou surchauffé, les habitants doivent en informer la personne responsable du logement : le propriétaire ou la régie pour les locataires, et le syndicat des copropriétaires pour les propriétaires. La mise en demeure peut parfois s’avérer nécessaire selon les cas. Si rien n’est fait pour améliorer la situation, les habitants doivent saisir le tribunal compétent.

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