Stabilisation des prix du pétrole : désaccords parmi les pays producteurs

5 septembre 2016 - Évolutions et tendances des prix moyen du fioul

Certains pays producteurs de pétrole prévoient une réunion en marge du Forum international de l’énergie qui se tiendra du 26 au 28 septembre 2016 en Algérie. Cette dernière devrait avoir pour ordre du jour les prix du pétrole et notamment la stratégie à adopter afin de les stabiliser et les faire remonter à moyen et long terme. Toutefois, de récentes interventions de l’Iran et de l’Arabie saoudite laissent planer le doute sur l’atteinte de cet objectif.

L’Arabie saoudite refroidit les espoirs d’accord

L’Arabie saoudite s’est récemment exprimée sur la problématique de la stabilisation des prix du pétrole qui, bien qu’ils connaissent une légère évolution depuis le début de l’année, sont loin d’avoir retrouvé leur niveau pré-crise. Elle a ainsi indiqué qu’elle n’était pas prête à revoir son niveau de production et qu’une intervention de l’Opep n’était pas forcément nécessaire.
Des propos qui ne devraient pas rassurer les acteurs du marché du pétrole, et tout particulièrement les pays membres de l’Opep, dont l’économie devient ou est déjà déficitaire.

L’Iran impose ses conditions

L’Arabie saoudite n’est pas le seul pays à s’être exprimé au sujet de la future réunion en Algérie. L’Iran, qui avait également contribué à susciter l’espoir en indiquant sa présence lors de la réunion, a déclaré que sa production de barils de pétrole serait modérée que lorsque son retard de production serait rattrapé. Les sanctions de la communauté internationale à son encontre n’ont en effet pris fin qu’en janvier dernier et l’Iran souhaite regagner ses parts de marché.
À l’heure actuelle, le pays produirait 3,6 millions de barils par jour. Son objectif est d’atteindre 4 millions de barils par jour.

Les récentes déclarations de l’Arabie saoudite et de l’Iran laissent planer un important doute sur l’issue de la réunion de septembre, d’autant que les deux précédents rassemblements de ce type s’étaient soldés par un échec. Nombreux sont les pays producteurs de pétrole à espérer une stabilisation de la production de l’or noir en raison des répercussions négatives qu’a eu la chute des prix du pétrole depuis juin 2014. Baisse des recettes, budgets déficitaires : les conséquences prennent différentes formes selon les pays. 

Dans l’attente, les acteurs du marché du pétrole retiennent leur souffle.

Pour aller plus loin :

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