La production de pétrole ne devrait pas reculer selon l’OPEP

11 juin 2015 - Actualités du fioul

Dans son dernier rapport quinquennal, l’OPEP fait le point sur l’avenir de la production de pétrole, qui ne devrait pas être freinée dans les années à venir. Reuters, qui a pu consulter ce rapport avant sa présentation lors d’une réunion ministérielle qui a eu lieu le 5 juin à Vienne, s’est penché sur les principaux points évoqués dans ce rapport.

La production de pétrole ne devrait pas reculer selon l’OPEP

Selon le rapport de l’OPEP, la production de pétrole des pays non membres de l’OPEP devrait poursuivre son rythme, voire augmenter, malgré la baisse prolongée du prix du pétrole. Cela en partie parce que les producteurs ayant des coûts élevés cherchent à couvrir leurs coûts d’exploitation.
En ce qui concerne l’avenir de sa propre organisation, l’OPEP indique que d’ici 2019, son offre de brut devrait se chiffrer à 28,7 millions de barils par jour, soit un niveau toujours inférieur à celui de 2014.

Le rapport aborde également la question de la demande de brut de l’OPEP, qui devrait baisser et se chiffrer à 28,2 millions de barils par jours en 2017, contre 30 millions de barils aujourd’hui. La demande de pétrole de l’organisation ne devrait augmenter que vers 2018-2019 ; elle pourrait atteindre environ 40 millions de barils par jour en 2040.

Si la baisse prévue par le cartel venait à se confirmer, ce dernier devra faire un choix, entre réduire sa production de pétrole qui s’élève à l’heure actuelle à environ 31 millions de barils par jour, et faire face aux conséquences d’une baisse prolongée du prix du pétrole.
À noter qu’en novembre 2014, l’OPEP avait déjà fait part de son refus de baisser sa production de pétrole. Une décision notamment motivée par la volonté de préserver les parts de marché du cartel et celle de faire pression sur le marché du gaz de schiste en plein développement aux États-Unis. Cette décision n’a cependant pas influencé significativement l’essor de ce marché, qui malgré des coûts de production importants, persiste et semble s’inscrire dans la durée. Cette décision n’avait également pas eu d’incidence sur le prix du pétrole, qui est demeuré excessivement bas.

Le rapport de l’OPEP met enfin l’accent sur l’évolution des technologies d’extraction du gaz de schiste, qui pourrait potentiellement occasionner une augmentation de la croissance de 6% par an. Cette évolution devrait par ailleurs contribuer à la croissance de la production énergétique à hauteur de 45%.
Le rapport de l’OPEP indique enfin que « les ressources liquides mondiales sont suffisantes pour couvrir toute hausse prévisible de la demande au cours des prochaines décennies ».

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