Prix du pétrole : les hauts et les bas du marché

14 septembre 2016 - Évolutions et tendances des prix moyen du fioul

Difficile d’établir des prévisions durables concernant le prix du baril du pétrole, tant les déclarations des différents chefs d’États divergent. Accord entre les pays exportateurs, gel de la production, poursuite de l’exploitation du pétrole de schiste : les promesses contradictoires fusent de part et d’autre du globe, à quelques jours de la réunion des pays producteurs à Alger.

Prix du pétrole : des hausses timides et irrégulières

Les dirigeants des principales puissances mondiales peuvent influer sur les prix du pétrole à la hausse ou à la baisse d’une simple déclaration. C’est actuellement ce qu’il se passe, après l’interview de Vladimir Poutine vendredi 2 septembre dernier où le chef d’État russe expliquait qu’un accord entre pays exportateurs serait une bonne décision afin de geler la production. Dimanche 4 septembre, Vladimir Poutine et le vice-prince héritier d’Arabie saoudite, en visite en Chine où s’est déroulé le G20 ont vanté les mérites d’une coopération renforcée entre leurs deux nations.

L’information a fait effet immédiatement, puisque le prix du baril pétrole, qui avait chuté de 9 % en début de semaine, a connu un sursaut de +3,04 % vendredi en fin de journée.

En août, c’est la perspective d’un « sommet » entre pays producteurs à Alger du 26 au 28 septembre et l’espoir d’un compromis durable, qui a permis au prix de l’or noir d’augmenter de 7,5 %, après avoir atteint 41,80 dollars au début du mois. Une promesse fragile puisqu’il s’agit d’une rencontre informelle qui ne débouchera pas forcément sur une prise de décision. La réunion de l’Opep en revanche, prévue à Vienne en novembre, aboutira plus probablement sur une entente entre les pays producteurs de pétrole.

Des déclarations nombreuses... et contradictoires

Tandis que la Russie et l’Arabie saoudite envisagent une possible coopération entre leurs deux pays, le secrétaire général de l’Opep affirme que les pays producteurs souhaitent un accord qui permettrait de gérer la production et donc le prix du pétrole. En parallèle, le ministre russe de l’énergie avance qu’il n’est pas utile d’entamer de discussions avec des cours oscillant autour de 50 dollars le baril, tandis que le ministre saoudien des affaires étrangères observe un mouvement vers un effort commun.

Dans le même temps, les États-Unis ont publié mercredi dernier leurs stocks de pétrole brut plus élevés que prévu. Un niveau élevé qui engendre une grosse quantité de barils sur le marché, et limite les possibilités de hausses de prix sur les six prochains mois. Les USA ont aussi laissé entendre qu’ils pourraient reprendre la production de schiste plus vite que prévu, justement grâce à la hausse des cours. De son côté, l’Opep a atteint des records en août avec le chiffre de 33,7 millions de barils produits par jour.

Parmi les points encourageants, on peut toutefois citer la consommation mondiale en hausse ainsi que la baisse de la production du côté des pays extérieurs à l’Opep (Chine, Mexique, Russie). Des points positifs mais qui ne peuvent à eux seuls faire augmenter le prix du pétrole aujourd’hui.

Pour aller plus loin :

Baisse du prix du pétrole : quelles causes, et comment relancer le marché ?

Hausse du prix du pétrole : un espoir pour l’industrie avec la baisse de la production du pétrole de schiste ?

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