Prix du fioul : que s’est-il passé durant les trois premiers mois de 2017 ?

Publié : 20 avril 2017 - Mis à jour : 14 novembre 2017 - Évolutions et tendances des prix moyen du fioul

Le prix du fioul domestique varie sans cesse. La météo, les cours du pétrole, l’équilibre (ou non) entre l’offre et la demande mondiale de l’or noir… Autant de facteurs pouvant impacter le prix du fioul. Quelle a été son évolution durant le premier trimestre 2017 ? Comment l’expliquer ?

Prix du fioul domestique des 3 premiers mois 2017

Quelle tendance du prix du fioul en début d’année 2017 ?

Le début d’année 2017 a été marqué par l’habituelle augmentation de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE). Depuis 2014, année durant laquelle elle a été instaurée, le montant de cette taxe a plus que doublé passant de 67,92 € à l’époque à 142,68 € aujourd’hui. Concernant l’évolution du prix du fioul, ce dernier a été relativement constant durant les deux premiers mois avant de chuter en mars, perdant près d’une cinquantaine d’euros entre le début et la fin du mois. Globalement, le prix du fioul est plus cher de plus ou moins 100 € en comparaison aux prix pratiqués en 2016.

Quels sont les facteurs à l’origine de cette évolution du prix du fioul ?

Tout au long de ce premier trimestre 2017, la météo variable, la mise en application de l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) du 30 novembre 2016 ou encore l’inflation de l’euro face au dollar ont eu une influence sur le prix du fioul domestique.

Vague de froid et doux début de printemps

Chaque début d’année est rythmé par l’hiver. Janvier et février sont généralement deux mois où le froid est de rigueur. 2017 n’a pas dérogé à la règle puisque la France a connu une importante vague de froid à la mi-janvier. En mars, la chute constante du prix du fioul peut s’expliquer quant à elle par des températures plutôt douces pour la saison sur l’ensemble de l’Hexagone. Les consommateurs de fioul domestique ont en effet vu leurs besoins en chauffage baisser, ce qui a entraîné une diminution de la demande de fioul domestique, et donc des prix.

L’actualité du début d’année

La stagnation des prix du fioul de janvier et février s’explique en partie par la stabilité du baril de light sweet crude (WTI). En mars, ce dernier a chuté de plus de 10 % tandis que les réserves en brut des États-Unis ont augmenté de 5 millions de barils. Cette abondance a impacté directement le prix du fioul car l’offre de barils de pétrole était supérieure à la demande et ce, malgré le respect de l’accord limitant la production des pays de l’OPEP. La possible reconduction du pacte visant à aider le marché du pétrole et remonter le prix du baril est donc plus que jamais remise en question.

Si le prix du baril de pétrole n’arrive pas à retrouver une stabilité satisfaisante, les coûts du fioul domestique risquent de chuter de nouveau. Une bonne nouvelle pour les consommateurs qui seront ravis de pouvoir se chauffer à petit prix.

 

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