Le prix du baril du pétrole pâti d’un rapport de l’AIE

21 septembre 2016 - Évolutions et tendances des prix moyen du fioul

Reconnue notamment pour la publication de ses rapports sur les marchés du gaz, pétrole, charbon, énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, l’AIE a estimé dans son dernier rapport qu’une baisse de la demande de pétrole pourrait engendrer un excès de production et par conséquent une chute du prix du baril.

Une estimation de la consommation de pétrole revue à la baisse

Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie revoit ses estimations : une consommation mondiale qui devrait croître de 1,3 million de barils par jour au lieu des 1,4 million estimés précédemment. Des chiffres fondés sur la demande en berne des pays « piliers » que sont la Chine et l’Inde.
Les effets de l’annonce de l’AIE ont été immédiats et sans équivoque : le brent, valeur de référence sur le marché du pétrole, a perdu 1$ dans la journée, passant de 47,26 $ à 46,26 $.

Pétrole : une offre soutenue

Les spéculations concernant la baisse du prix du pétrole ne sont pas alimentées par ce seul rapport. Dans le même temps, l’offre pétrolière notamment en provenance des pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) reste soutenue avec des chiffres de pompage jamais atteints ; 33,47 mbj au mois d’août, l’équivalent par jour de 930 000 barils supplémentaires sur une année.
Un cartel pétrolier, avec à sa tête l’Arabie saoudite, qui se veut offensif pour garder ses parts de marché. 

Selon l’Agence internationale de l’énergie, aucun rééquilibrage ne sera amorcé avant l’année prochaine : « l’offre continuera à dépasser la demande au moins durant le premier semestre de l’an prochain ».

C’est dans ce contexte incertain que le cartel pétrolier se réunira de façon informelle fin septembre à Alger afin de trouver des accords entre grands producteurs et dont l’objectif serait de soutenir les prix en limitant l’offre.

 

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