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OPEP et AIE : quels seront les effets de leurs dernières décisions ?

Actualités du fioul

Publié le 07/08/2019 à 16h12 mis à jour le 26/01/2024 à 15h47

L’OPEP et l’AIE sont deux organisations internationales dont les décisions et les prévisions sont suivies de près car elles ont une grande influence sur le cours du pétrole. Nous vous détaillons leurs dernières décisions et prévisions ainsi que les conséquences que celles-ci pourraient avoir sur le prix du fioul.

OPEP et AIE en 2019

On le sait, le prix du fioul est déterminé en grande partie par le cours du pétrole. Or, celui-ci est très fortement influencé par l’équilibre entre l’offre et la demande au niveau mondial. Pour réguler cet équilibre, des institutions internationales ont été créées par les pays les plus concernés par cette problématique : 

  • l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), qui représente une partie des pays producteurs ;
  • l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), qui est plus du côté des pays consommateurs.

L’OPEP peut notamment réduire sa production pour limiter l’offre et faire remonter le cours du pétrole. L’AIE, grâce à ses réserves stratégiques de brut, peut contrer cette stratégie. En outre, cette institution émet régulièrement des rapports sur le niveau de la demande mondiale, qui sont suivis de près par les courtiers.

La limitation de la production de pétrole prolongée pour neuf mois

Du côté de l’OPEP, la décision la plus notable prise au cours des dernières semaines concerne la prolongation de la limitation de la production de pétrole des pays membres de l’OPEP et de leurs alliés.

Entrée en vigueur pour six mois au début de l’année 2019, cette réduction de 1,2 million de barils de pétrole par jour a une influence certaine sur l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales.

Le 1erjuillet dernier, l’OPEP a annoncé, au terme d’une réunion annuelle à son siège de Vienne, que cette limitation serait donc prolongée pour neuf mois, jusqu’en mars 2020. Plusieurs raisons ont poussé l’OPEP à prendre cette décision dans le but de maintenir le cours du pétrole à un certain niveau. On peut ainsi citer la faiblesse de la demande mondiale en pétrole, due à un ralentissement de la croissance économique, ainsi qu’une production de pétrole de schiste en pleine explosion aux États-Unis.

Pour équilibrer l’offre et la demande, l’OPEP a donc jugé judicieux de limiter sa production pour quelques mois encore.

L’AIE et l’OPEP sur la même longueur d’ondes

En réponse à cette limitation de la production des pays de l’OPEP et de ses alliés, l’AIE a indiqué qu’elle se tenait prête à utiliser ses réserves stratégiques de pétrole. En effet, chaque pays qui rejoint l’AIE doit constituer un stock de brut afin de faire face à une éventuelle pénurie. 

Toutefois, l’agence a précisé que, pour l’instant, l’approvisionnement en pétrole est suffisant. Elle estime en outre que la demande mondiale reste faible et qu’il n’y a donc pas, actuellement, besoin d’activer ces réserves.

On assiste, depuis le début de l’été, à un équilibrage entre l’offre et la demande mondiale en pétrole, et ce malgré des tensions assez vives entre les États-Unis et l’Iran. Cela est plutôt positif pour les prix du fioul, puisque ceux-ci sont relativement stables depuis la mi-juin.

 

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