L’Opep décide de maintenir son plafond de production de pétrole

16 juin 2015 - Actualités du fioul

Les pays membres de l’OPEP, dans le prolongement des discours communiqués au cours de ces derniers mois, ont décidé de maintenir leur production de pétrole. Cette réaffirmation intervient dans un contexte morose pour le secteur du pétrole, puisque le prix de l’or noir est toujours au plus bas. Il s’agit en revanche d’une bonne nouvelle pour les clients de fioulmarket qui continuent d’acheter du fioul pas cher ! Focus sur cette décision.

L’Opep décide de maintenir son plafond de production de pétrole

À l’occasion d’une réunion à Vienne, le 5 juin, l’OPEP a fait part de sa volonté de continuer à produire du pétrole dans les mêmes proportions qu’actuellement, c’est-à-dire 30 millions de barils par jour ; un plafond qui semble d’ailleurs souvent dépassé et atteignant régulièrement 31 millions de barils. Cette prise de position de l’OPEP fait fortement écho à l’annonce du cartel en novembre 2014 et marque encore une fois la volonté de conserver des parts de marché face aux pays non membres ; ce faisant, l’organisation se résigne à accepter le fait que le prix du pétrole demeure en deçà de 100 dollars.

Au sein de l’organisation, les objectifs et opinions des pays diffèrent. La Lybie et l’Irak ambitionnent de monter en puissance, tout comme l’Iran qui souhaite augmenter sa production lorsque les États-Unis auront consenti à la levée de l’embargo dans le cadre des négociations concernant le nucléaire iranien.
L’Arabie Saoudite a par ailleurs fait part de son espoir quant à la remontée de la demande. Une espérance qui ne convient pas à l’Iran, pour qui la baisse prolongée du prix du pétrole est une problématique préoccupante qui pourra avoir des répercussions néfastes pour les pays de l’OPEP. Cette décision pourrait à terme influer sur les investissements dans la région ; une mauvaise chose lorsque l’on sait que ce sont notamment les États-Unis qui sont visés par le maintien de la production de pétrole.

L’Iran s’est également exprimé au sujet du prix du baril. Pour le premier ministre iranien, Bijan Namdar Zangenech, un tarif s’élevant à 75 dollars le baril représenterait un prix « équitable ».

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