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L’énergie dans l’économie française depuis 1973

16 février 2015 - Économies d'énergie

Le service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable s’attache à communiquer auprès des citoyens sur les tendances énergétiques de la France, et ce de manière objective et chiffrée. La politique énergétique est l’affaire de tous, c’est pourquoi sa mise en place effective passe d’abord par une diffusion de l’information la plus large possible. Les données qui suivent proviennent du dernier bilan annuel de ce service.

Quelle part occupe l’énergie dans l’économie française ?

  • 1,7% de la valeur ajoutée en 2013 ;
  • 136 000 emplois équivalents temps plein ;
  • 0,6% de l’emploi intérieur total (chiffres 2012).

L’énergie est un secteur capitalistique nous rappelle le service de l’observation et des statistiques car il mobilise beaucoup le capital productif du pays. Ce type de secteur suit des tendances économiques très marquées. Par exemple, jusqu’en 1973, la hausse de la demande et la consommation énergétique sont fortement liée à la croissance économique. À cette époque, le pétrole représente une énergie de substitution au charbon en plein déclin, et connaît ainsi son plein essor. Grâce au pétrole, le développement industriel suit.

L’année 1973 porte le premier choc pétrolier, la hausse des prix du pétrole et donc la première remise en question politique de notre consommation excessive de l’énergie. La politique énergétique des pays européens, et notamment de la France commence alors à s’orienter vers une consommation énergétique maîtrisée, et vers une diminution de la pollution. Apparait alors sur le marché l’alternative des énergies renouvelables, mais aussi celle du nucléaire. Le programme nucléaire est mis en place, et la part de production d’électricité augmente nettement dans le produit intérieur brut (PIB). Une mesure qui permit d’accroître substantiellement la production nationale d’énergie primaire. C’est en 1985 que cette part commence doucement à diminuer du fait de la réduction de l’investissement dans le parc nucléaire.

Depuis 2007, cette part reste relativement stable. « La production nationale d’énergie primaire est passée de 44 Mtep en 1973 (dont 9 % de nucléaire) à 139 Mtep en 2013 (79 % de nucléaire) » précise le rapport.  Certaines énergies telles que le pétrole, le gaz naturel et le charbon ont connu un déclin certain pour finir par se stopper en 2004 pour le charbon, et en 2013 pour le gaz. Cette même année, et grâce aux énergies renouvelables, la production nationale s’est accrue et a dépassé le record atteint en 2011. Depuis 2012, on observe une contraction de la production d’électricité nucléaire, tandis que la part des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) continue de diminuer dans la production finale et donc dans la consommation énergétique.

 

Source : Service de l'observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable