L’évolution du prix du fioul en 2018

Évolutions et tendances des prix moyen du fioul

Publié le 03/01/2019 à 16h37

Les prix du fioul ont à nouveau beaucoup fluctué au cours de cette année 2018 qui aura été marquée par différentes tensions géopolitiques. En cette fin d’année, nous faisons le point sur cette évolution et sur ses différentes causes.

Les fluctuations du prix du fioul peuvent être importantes sur une année. 2018 n’a pas dérogé à la règle, avec des changements parfois brutaux de trimestre en trimestre.

Une analyse générale de l’évolution du prix du fioul en 2018

Si l’on regarde l’évolution du prix du fioul trimestre par trimestre, on constate que l’année a commencé avec trois mois de baisse des prix du fioul. Certaines de ces baisses ont été importantes, comme en février (- 37 €). Par contre, la tendance a plutôt été à la hausse au cours des deux trimestres suivants, même si, durant l’été, les prix ont eu plutôt tendance à stagner. Enfin, le dernier trimestre de l’année a été très instable :

  • les prix du fioul ont connu leur plus forte augmentation en octobre (+ 65 €) ;
  • ils ont ensuite chuté de la manière la plus importante de l’année, avec notamment une diminution de 72 € entre novembre et décembre.

Mois

Prix moyen pour 1000 litres en début de mois

Variation par rapport au mois précédent

JANVIER

869 €

 

FEVRIER

832 €

- 37 €

MARS

820 €

- 12 €

AVRIL

832 €

+ 12 €

MAI

881 €

+ 49 €

JUIN

913 €

+ 32 €

JUILLET

912 €

- 1 €

AOÛT

892 €

- 20 €

SEPTEMBRE

932 €

+ 40 €

OCTOBRE

997 €

+ 65 €

NOVEMBRE

982 €

- 15 €

DECEMBRE

910 €

- 72 €

 

Qu’est-ce qui explique cette évolution, trimestre par trimestre ?

Le cours du pétrole est le premier facteur qui explique les fluctuations du prix du fioul. Au premier trimestre, la tendance à la baisse a pu surprendre. En effet :

  • la TICPE avait été augmentée ;
  • l’offre état impactée par les conflits en Syrie et en Iran ;
  • la météo polaire a poussé la demande.

Toutefois, l’importante croissance de la production américaine de pétrole de schiste a suffi à contrebalancer les facteurs limitant l’offre en pétrole pour faire finalement diminuer le cours du pétrole.

Au second trimestre, la hausse des prix du fioul a par contre été constante. Elle s’explique par les efforts de l’OPEP pour limiter son offre, ainsi que par l’aggravation de la situation dans certains pays producteurs de pétrole, comme le Venezuela, l’Iran ou la Libye. Les mois d’été ont constitué une petite pause dans cette hausse des prix, avec deux diminutions sans doute consécutives à l’annonce de l’augmentation de la production des pays de l’OPEP.

Par contre, les prix sont repartis à la hausse à partir de septembre et octobre, notamment en prévision des sanctions américaines contre l’Iran, qui sont entrées en vigueur en novembre. De manière assez surprenante, l’offre n’a toutefois pas été sérieusement affectée par ces sanctions : la production américaine et russe a en effet explosé, causant une croissance importante de l’offre qui a fait chuter les prix du fioul pour revenir à des prix équivalents au mois de janvier, fin décembre.

Pour aller plus loin :