La demande énergétique mondiale en hausse de 60% d’ici 2040 selon l’Opep

10 décembre 2014 - Économies d'énergie

Selon une projection de l’Opep publiée début novembre, la demande énergétique mondiale devrait augmenter de 60% avant 2040, avec une chute de la part du pétrole compensée par les parts du gaz et des énergies renouvelables.

La demande énergétique mondiale en hausse de 60% d’ici 2040 selon l’Opep

Selon l’étude annuelle présentée par l’Opep, cette hausse de la demande énergétique mondiale s’accompagnera d’une croissance de 160% de l’économie mondiale sur la même période. Une croissance qui devra s’accompagner de la transition énergétique et donc de l’amélioration de l’efficacité énergétique mondiale.

Le pétrole, première ressource mondiale, répond actuellement à 32% des besoins en énergie. Sa part devrait passer sous la barre des 25% d’ici 25 ans en raison d’une croissance faible de l’indice mbj (millions de barils produits par jour).

En parallèle, la production de gaz devrait plus que doubler, en grande partie grâce à l’exploitation du gaz de schiste. Selon l’étude de l’Opep, la part du gaz devrait en effet passer de 21,5% en 2010 à 27% de la demande énergétique mondiale en 2040. Le charbon a également de l’avenir et deviendrait la première source d’énergie d’ici un quart de siècle, avec une part atteignant 27,1%.

Sauf accident majeur (comme celui enregistré à Fukushima en mars 2011), le nucléaire devrait également progresser de 60% pour atteindre l’équivalent de 23,2 mbj, soit une part de 5,7% dans la production d’énergie.

L’hydroélectrique et la biomasse sont aussi amenées à progresser de 60%, pour atteindre des parts avoisinant les 2,4% pour la première et 9,4% pour la seconde source énergétique. L’énergie solaire et l’éolien, qui jouent encore un rôle mineur dans la production d’énergie mondiale, devraient se hisser à 4% des approvisionnements en 2040, multipliant presque par 10 leurs capacités.

L’Opep table également sur une expansion massive du nombre de voitures particulières dans le monde, passant de 1 milliard aujourd’hui à 2,16 milliards en 2040. La demande énergétique mondiale en matière de carburant automobile ne devrait cependant pas augmenter. On devrait même assister à une baisse annuelle moyenne de 2,2% de la consommation, en partie grâce au développement des propulsions au gaz et des véhicules hybrides.

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