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COP 21 : les pays producteurs de pétrole prêts à changer ?

9 décembre 2015 - Actualités du fioul

Pointés du doigt dans le combat contre le réchauffement climatique les pays producteurs de pétrole souhaitent prouver leur engagement pour la protection de l’environnement, en particulier en cette période de COP 21. Sans pour autant abandonner l’exploitation de l’or noir, leur principale source de revenus.

Les pays exportateurs de pétrole, mauvais élèves de l’écologie

Sans surprise, les pays producteurs de pétrole se placent en tête des pays produisant les plus fortes émissions de gaz à effet de serre par habitant. Montrés du doigt en matière de protection de l’environnement, tous tentent de changer leur image, même si l’heure n’est pas au changement pour la plupart d’entre eux. Concrètement, les pays exportateurs de pétrole, et plus particulièrement les pays du Golfe, se montrent peu coopératifs pour faire progresser les accords internationaux sur le climat, verrouillant la possibilité de prendre des dispositions de grande ampleur.

Le contexte de la COP 21 incite cependant ces pays à se mobiliser, même s’ils refusent d’être stigmatisés pour l’exploitation des hydrocarbures consommés par tous les pays du monde. L’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis n’ont pas pris d’engagements chiffrés concernant leurs émissions de gaz à effet de serre. De leur côté, le Venezuela, le Nigéria et l’Angola n’ont pas publié d’engagement non plus. La Russie, autre émetteur de gaz à effet de serre majeur, mise quant à elle sur une stagnation de ses émissions.

Une économie dépendante du pétrole

Les pays producteurs de pétrole hésitent à s’engager pour réduire leurs émissions polluantes, et pour cause : leur économie repose en majorité voire totalement sur l’exploitation du précieux or noir. Pour le Venezuela, le pétrole représente en effet 96% des exportations totales du pays, et plus de la moitié de son PIB. Le Nigeria puise quant à lui 70% de ses revenus dans le pétrole.

De la même manière, la Russie génère la moitié de ses ressources budgétaires grâce aux hydrocarbures. Un facteur qui explique pourquoi le pays s’engage « seulement » à la stagnation de ses émissions, et pourquoi il soutient l’exploitation de nouveaux gisements.

50% des pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sont en voie de développement. Pour ces États, la rente pétrolière est un gage de consensus social et politique précieux. Pour eux comme pour les autres pays en développement, la lutte contre la pauvreté et l’accès à l’énergie restent une priorité. Ainsi pendant cette COP 21, de nombreux pays acceptent de s’engager en échange de l’aide financière promise par les pays développés.

Pour garantir leur pérennité tout en assurant la transition énergétique, les pays producteurs de pétrole se tournent vers les énergies renouvelables. C’est le cas par exemple des pays du Golfe, plus riches, qui investissent massivement dans l’énergie solaire et dans le nucléaire, faible émetteur en CO2.

Le saviez-vous : Selon les prévisions de l’AIE (Agence internationale de l’énergie), les énergies fossiles devraient représenter 75% du bouquet énergétique mondial en 2040. Une première étape avant de supprimer totalement leur exploitation pourrait donc être de chercher à les utiliser en respectant des normes environnementales plus strictes. Réduire le torchage et le brûlage associés à l’exploitation du pétrole serait une première piste.

Pour aller plus loin :