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Comment l’OPEP+ régule le marché du pétrole en temps de crise sanitaire ?

Actualités du fioul

Publié le 15/12/2020 à 11h37 mis à jour le 31/03/2021 à 10h46

Les événements exceptionnels sont de nature à bouleverser les marchés, notamment ceux du pétrole. C’est particulièrement le cas d’une crise sanitaire comme celle causée par le Covid-19. En régulant leur production, les membres de l’OPEP et leurs alliés ont toutefois réussi à limiter la casse. Voici comment.

Siège de l'OPEP

Le 21 avril dernier, au plus fort de la crise sanitaire en Europe, le baril de Brent, principale référence pour le marché pétrolier, ne s’échangeait plus que contre 15,98 dollars… Ce seuil historique, jamais atteint par le passé, a sans doute contribué à accélérer la prise de décisions du côté de l’OPEP+, rassemblant les pays membres de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et leurs alliés (la Russie, notamment).

Un important déséquilibre offre-demande

Pour comprendre pourquoi le baril de Brent a atteint un prix si bas et pourquoi une réaction de l’OPEP+ était indispensable, il faut bien saisir le principe de l’offre et de la demande, qui est toujours l’un des principaux mécanismes contribuant à la hausse et la baisse des prix du pétrole.

Avec la crise sanitaire, l’activité économique a été considérablement ralentie. Moins de transports, une activité industrielle ralentie… Or, le pétrole reste l’une des énergies les plus utilisées au niveau mondial pour alimenter avions, voitures, turbines et autres machineries utiles à la production de biens de consommation. Avec le ralentissement de l’économie, on a donc assisté à une chute de la demande mondiale en pétrole. Dans le même temps, la production, elle, restait à un niveau très important. Cela est notamment dû aux États-Unis, dont la production n’a pas été freinée durant la crise.

Or, lorsque l’offre (la production de pétrole) est largement plus importante que la demande, les prix ont tendance à chuter. C’est ce qui s’est produit tout au long de la crise du Covid-19.

Limiter la production, la seule solution

Face à l’ampleur de la chute du cours du pétrole, l’OPEP+ n’a eu d’autres choix que de s’entendre sur un accord de limitation de sa production de pétrole. Ce mécanisme, régulièrement mis en œuvre pour redresser le cours du pétrole, devait cette fois prendre une envergure inédite pour espérer avoir un effet sur les prix du brut.

Le 12 avril, les membres de l’OPEP et leurs alliés sont enfin parvenus à un accord historique. Une réduction de près de 10 millions de barils par jour a en effet été actée. Elle s’est prolongée tout au long de l’été avant d’être réduite à 7,7 millions de barils par jour. En principe, la limitation de la production devait être ramenée à 5,8 millions de barils par jour en janvier 2021 mais, suite à la deuxième vague épidémique, il a été décidé de ne ramener cette limitation qu'a 7,2 millions de barils par jour en janvier.

Un rééquilibrage qui porte ses fruits

Si l’on jette un œil au cours du brut depuis ce seuil atteint en avril, on constate que le rééquilibrage de l’offre par rapport à la demande a porté ses fruits. Le cours du pétrole est en effet graduellement remonté jusqu’à repasser la barre des 45 dollars il y a quelques semaines.

Pour les utilisateurs de fioul, toutefois, les prix ont continué à baisser à partir de mai, avant de remonter au mois de novembre. Aujourd’hui encore, les prix restent très intéressants pour passer commande.

 

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Pour aller plus loin :

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https://www.fioulmarket.fr/actualites/qu-est-ce-qui-explique-la-hausse-recente-des-prix-du-fioul https://www.fioulmarket.fr/actualites/le-prix-du-fioul-en-hausse-en-novembre-2020 https://www.fioulmarket.fr/actualites/combien-les-francais-ont-ils-depense-pour-leur-chauffage-en-2020
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