Chocs et contre-chocs pétroliers depuis 1973

12 février 2016 - Actualités du fioul

Le pétrole est l’un des produits de base de l’économie mondiale. Certains événements peuvent influer sur la production et jouer sur les cours, provoquant d’importantes hausses du prix du pétrole. Ils peuvent également impacter la consommation mondiale : c’est ce que l’on appelle un choc pétrolier.

Un choc pétrolier se définit par une forte augmentation du prix du pétrole. Cette hausse des prix peut être associée à une augmentation de la demande et/ou une baisse de la production.
L’économie moderne a connu 3 chocs pétroliers : en 1973, en 1979 et en 2008.

1973 : le premier choc pétrolier

C’est en 1973 que le monde connaît son premier choc pétrolier. L’Egypte et la Syrie envahissent Israël. C’est la guerre de Kippour.
Certains pays affichent leur soutien à Israël. En représailles, les pays arabes membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) décident de baisser leur production de pétrole de 25 % et d’installer un embargo contre les États-Unis, les Pays-Bas et l’Afrique du Sud.
La demande explose et les prix augmentent jusqu’à 70 %. En décembre, le prix du baril atteint 11,65 $ (soit 60 $ selon le cours en 2016).
Aux États-Unis, les panneaux « sorry no petrol » commencent à fleurir aux portes des stations services.

De nombreux états réagissent en se lançant dans des politiques d’économies d’énergie pour varier leurs sources. La France débute son programme de centrales nucléaires.

Le deuxième choc pétrolier en 1979

En 1979, un second choc pétrolier se produit, sous l’effet cumulé de la guerre entre Irak et l’Iran et de la révolution islamique en Iran, alors principal pays producteur de pétrole. Le prix du baril de pétrole double et atteint les 40 $ (équivalent à 120 $ actuellement). Les effets de ce choc pétrolier se feront sentir sur l’économie mondiale jusqu’en 1982.

Le choc pétrolier de 2008

De nombreux spécialistes s’accordent à décrire l’année 2008 comme le 3e choc pétrolier de notre économie. Alors que la crise des subprimes provoque une crise économique mondiale, des troubles politiques touchent des pays producteurs de pétrole (Irak, Nigeria, Venezuela). Le prix du baril atteint le chiffre record de 147 $ (équivalant à 157 $ actuellement).

Actuellement le prix du pétrole est en baisse. Il est passé sous la barre symbolique des 40$ en raison d’une offre excédentaire et d’une demande en berne. On parle alors de contre-choc pétrolier.

Pour aller plus loin :