Baisse du prix du pétrole : qui en profite ?

10 septembre 2015 - Guide pratique

Cela fait maintenant plus d’un an que l’on observe une baisse continue ou presque du prix du pétrole. En cause, une offre toujours surabondante, une demande qui stagne, une croissance mondiale en demi-teinte qui devrait en plus subir les conséquences de la Chine, mais aussi des acteurs qui ne souhaitent pas réduire leur production afin de conserver leurs parts de marché. Qui bénéficie de la baisse du prix du pétrole, qui culminait à 42 $ le baril au 1er septembre ?

Les particuliers et les entreprises

La baisse du prix du pétrole ne semble pas vouloir s’interrompre et les prix ont été divisés par deux entre juin 2014 et juin 2015. Cette baisse se répercute sans surprise sur les produits issus du raffinage du pétrole, ce qui profite in fine aux utilisateurs. Le gazole a affiché un prix au litre avoisinant 1 euro, le sans plomb a atteint 1,40 euro le litre tandis que le sans plomb 95 a atteint 1,30 euro. Pour ce qui est du fioul domestique, les économies sur une commande peuvent atteindre jusqu’à 200 euros. Un avantage dont de nombreux propriétaires de chaudière à fioul ont choisi de profiter en vue de l’hiver. En résulte, des carnets de commandes surchargés pour les fournisseurs de fioul et parfois quelques retards de livraison.

Outre les particuliers, les gros consommateurs de produits pétroliers bénéficient également de la baisse. Le secteur de la chimie, passe par exemple d’une facture de 7 milliards d’euros en 2014 à 5,6 milliards d’euros en 2015. Le domaine du transport s’accommode aussi très bien de la baisse du prix du pétrole. Ce secteur pour qui le carburant représente le deuxième poste de dépenses, a vu ses marges s’améliorer sensiblement.
Globalement, les ménages, les entreprises et les administrations profiteraient d’une réduction de leur facture de 15 à 20 milliards d’euros.

Qui pâtit de la baisse du prix du pétrole ?

Si les consommateurs finaux profitent de la baisse du prix du pétrole, ce n’est pas nécessairement le cas pour les pays exportateurs d’or noir. Le Canada par exemple, qui a vu son PIB se contracter de 0,5% au deuxième trimestre après un premier recul de 0,8% au premier trimestre, vient d’entrer en récession. La réduction des investissements des entreprises durant le second trimestre dans les secteurs pétroliers, gaziers et miniers serait la principale cause de cette situation. À cela s’ajoute un ralentissement dans les secteurs manufacturiers, du bâtiment, et des services publics. Selon les experts, cette récession pourrait être limitée dans le temps, notamment grâce aux répercussions possibles de la croissance des États-Unis sur le pays.

Les pays en développement pour qui le pétrole représente une grande partie de l’économie subissent également les contrecoups de labaisse du prix du pétrole. Le Venezuela (pour qui le pétrole représente environ 95% des exportations et 2/3 des recettes de l’Etat), le Nigeria ou encore l’Angola (75 % des recettes fiscales) pâtissent notamment de la situation.
La Russie fait aussi partie des grands perdants de la chute des prix du pétrole. Elle fait parallèlement les frais de sanctions économiques en raison de son implication dans la crise ukrainienne et doit composer avec la dépréciation du rouble.
En Irak ou l’or noir représente la moitié du PIB du pays et environ 80% des recettes de l'état, l’heure est aussi à la crise. Cela sans compter les problèmes liés à la sécurité au sein du pays.

L’évolution du prix du pétrole semble être une grande inconnue à l’heure actuelle. Il est cependant de bon ton pour les consommateurs de fioul domestique de profiter des répercussions sur le prix du combustible.
N’attendez pas et commandez votre fioul domestique au meilleur prix avant l’arrivée des premiers froids !

 

 

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