La baisse des prix du pétrole favorise la croissance

19 janvier 2015 - Actualités du fioul

La baisse prolongée des prix du pétrole devrait avoir des répercussions positives sur la croissance au cours de l’année 2015. C’est en tout cas ce que suggère l’agence Standard & Poor’s ainsi qu’un récent billet publié sur le blog Imfdirect, cosigné par Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, et Rabah Arezki, responsable de l’équipe de recherche sur les matières premières. Zoom sur les projections annoncées et leurs conséquences.

La baisse des prix du pétrole favorise la croissance

Les mois se succèdent et force est de constater que la baisse du prix du pétrole se poursuit, notamment en raison de l’abondance de l’offre. Depuis la mi-juin, le cours du pétrole a perdu environ 50% de sa valeur, le tout, dans un contexte économique mondial au ralenti*.
Dans un billet publié le 22 décembre 2014, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que cette baisse prolongée favoriserait très certainement la croissance mondiale. Les projections proposées par le FMI chiffrent cette dernière entre 0,3 et 0,7% pour l’année 2015. Concrètement, la baisse du prix du pétrole se traduirait par :

  • un meilleur pouvoir d’achat des ménages des pays importateurs qui devraient logiquement pouvoir allouer les fonds non utilisés pour les produits pétroliers à d’autres postes de dépenses ;
  • des profits ;
  • une meilleure balance commerciale ;
  • une baisse du coût des matières premières.

À noter que dans les scenarii proposés, la Chine présente une croissance supérieure au Japon, aux États-Unis ou encore à la zone euro. Elle enregistrerait entre 0,4 et 0,7% d’augmentation en 2015. Le Japon comme la France font en effet face à une baisse du yen et de l’euro qui minimiserait les effets bénéfiques de la baisse du prix du pétrole.

Les effets de la croissance devraient être plus nuancés pour les pays exportateurs. Selon leur niveau de dépendance au pétrole et la proportion des revenus entrant en compte dans leurs budgets, certains États pourraient subir quelques écueils, notamment un budget déficitaire ou déséquilibré. Les profits pourraient donc ne pas être au beau fixe en 2015.
Quelques singularités devraient cependant être observées parmi les pays exportateurs.

Parmi elles, les États-Unis qui devraient profiter d’une croissance revalorisée à 3,1% selon l’agence Standard & Poor’s au lieu des 3% indiqués auparavant. Les dépenses de consommation devraient en bénéficier en raison de la baisse du prix de l’essence. L’agence indique en effet que chaque baisse de 10 dollars du prix du baril entrainerait une hausse de 0,4% du pouvoir d’achat des consommateurs. Malgré ces chiffres positifs, une baisse des investissements et de dynamisme de l’emploi dans le secteur énergétique américain devrait tout de même être observée.

Même si le cours du pétrole peut être amené à subir de légères augmentations en 2015, son bas prix devrait permettre de continuer à profiter d’un prix du fioul attractif.

 

 

*Source : www.lemonde.fr