Baisse du prix du pétrole : une entrave pour la transition énergétique ?

5 février 2015 - Actualités du fioul

À l’heure où la baisse du prix du pétrole ne semble pas vouloir s’interrompre, de nombreux acteurs s’interrogent sur les répercussions de ce phénomène sur la transition énergétique mondiale. Que retenir de cette baisse prolongée ? Est-elle véritablement néfaste ?

                            une entrave pour la transition énergétique ?

  • Une baisse qui crée un regain de convoitise

La chute du prix du pétrole amorcée en 2014, et notamment la baisse de 50% du Brent, présente un caractère inattendu pour les différents spécialistes et acteurs du secteur. En cause, plusieurs phénomènes parmi lesquels le ralentissement de la croissance mondiale, la surproduction de pétrole mais aussi l’essor des pétroles de schiste qui favorise l’autonomie des pays, comme par exemple les Etats-Unis.

Ces différents facteurs influant sur les prix du pétrole ont des conséquences positives pour les consommateurs qui voient leur pouvoir d’achat augmenter. L’essence leur coûte moins cher et les foyers concernés par le chauffage au fioul domestique voient leur facture énergétique diminuer. Or, c’est bien ce regain d’appétence envers les produits pétroliers qui pousse certains acteurs à penser que la transition énergétique mondiale est compromise.

  • La transition énergétique n’est pas remise en cause

La transition énergétique est un projet qui s’instaure et se mesure sur le long terme, contrairement à la baisse du prix du pétrole, qui selon les experts, même si elle s’étend anormalement finira par s’interrompre un jour. C’est en tout cas le constat que l’on peut faire en observant les évolutions du prix du pétrole depuis le choc pétrolier de 1973 ; la courbe de prix globale augmente régulièrement malgré des baisses en cours de parcours.

L’augmentation de la population mondiale et l’amenuisement progressif des réserves mondiales devraient continuer à accentuer la hausse du prix du pétrole à terme.
Hausse inévitable qui va pousser les populations mondiales à rechercher des solutions alternatives moins gourmandes, moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement. La mise sur le marché de systèmes de chauffage mixte telle que la chaudière bois-fioul démontre bel et bien que la transition énergétique se poursuit.

Les problèmes de pollution et leurs impacts sur la santé des individus sont également l’un des moteurs de la transition énergétique. En effet, il ne faut pas oublier que malgré leurs attraits tarifaires actuels, les ressources fossiles sont en grande partie responsables des émissions de gaz à effet de serre.

La baisse du prix du pétrole ne met pas en danger la transition énergétique mondiale dans la mesure où de nombreux gouvernements à travers le monde mettent en œuvre des dispositifs visant à favoriser le recours à des solutions alternatives moins énergivores et plus respectueuses de l’environnement. La ratification du protocole de Kyoto, la décision de la Chine et des Etats-Unis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou encore la mise en place du paquet Énergie-Climat européen sont autant de signes indiquant un fort engagement mondial. La conférence Paris climat 2015 de l’ONU, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre prochain, démontre également cette volonté commune.

Même si la baisse du prix du pétrole crée un regain ponctuel de la consommation de produits pétroliers, elle ne constitue en aucun cas un frein à la transition énergétique. Pour les experts, il ne s’agit que d’un épiphénomène au cœur d’un projet d’envergure et d’avenir devant s’étaler sur plusieurs décennies.

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