Accord de Paris : impact de la politique Trump sur le prix du pétrole

7 juin 2017 - Actualités du fioul

Le 1er juin 2017, le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris pour le climat signé en décembre 2015 par son prédécesseur, Barack Obama, engageant le pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette décision a déclenché une vague d’indignation de la part des autres pays signataires, et a entraîné dans la foulée une baisse du prix du pétrole.

Accord de Paris : impact de la politique Trump sur le prix du pétrole

Accord de Paris et baisse du prix du pétrole

Quelques jours avant le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, le cours du pétrole était déjà fébrile et peinait à se stabiliser. Le choc de l’annonce du président américain Donald Trump a porté un coup supplémentaire aux marchés du pétrole.

Les cours du pétrole fragilisés

En début de semaine, le baril de Brent de la mer du Nord était à 51,84 $ à la clôture de la bourse de Londres. De l’autre côté de l’Atlantique, le Light Sweet Crude (WTI) s’élevait quant à lui à 49,66 $. Dès le 2 juin, lendemain de l’annonce, les cours du pétrole se clôturaient sur une baisse. Le baril de Brent perdait 69 cents à la bourse de Londres, passant sous la barre des 50 $, et le baril de WTI accusait une baisse de 71 cents, avec un baril à un peu plus de 47 $. En l’espace de quelques jours, les barils de Brent et de WTI ont donc perdu environ 2 $ chacun.

Quelles conséquences pour le prix du fioul ?

Le prix du fioul étant lié au cours de l’or noir, la baisse du prix du pétrole due à la décision américaine de quitter l’accord de Paris devrait en toute logique se faire sentir sur le marché du fioul. Sur les trois derniers mois, le prix du fioul a déjà baissé de 67 €. La tendance ne devrait pas s’inverser avec la récente déclaration de Donald Trump et son envie de développer encore davantage la production du pétrole de schiste.

 

Stock mondial de pétrole : les États-Unis contre le reste du monde

La politique de Donald Trump en matière de relance de l’économie américaine déstabilise le monde entier. En quittant l’accord de Paris, Trump peut continuer à produire du pétrole de schiste en toute liberté, faisant fi des efforts des pays membres de l’OPEP et du niveau des réserves mondiales en énergie fossile.

Le pétrole de schiste américain moins cher

Depuis la reprise de la production de pétrole de schiste aux États-Unis, le nombre de puits actifs dans le pays est passé de 450 à 722, soit une augmentation de 60 %, ajoutant environ 200 000 barils supplémentaires au stock mondial chaque jour. Mais la baisse du prix du pétrole ne semble pas enrayer la surproduction américaine. En effet, le pétrole de schiste est beaucoup moins coûteux à exploiter, grâce à des techniques de fracturation hydraulique perfectionnées. Les puits restent rentables même avec un prix du baril de pétrole peu élevé. Les États-Unis sont donc peu impactés par la crise qui touche le secteur pétrolier, contrairement aux pays membres de l’OPEP par exemple.

L’OPEP à nouveau en difficulté

Le 25 mai dernier, à Vienne, les pays membres de l’OPEP et 11 pays hors OPEP dont la Russie se sont réunis et ont décidé de reconduire leur accord historique de limitation de la production de barils de pétrole, jusqu’à mars 2018. Cette prolongation était attendue puisque la hausse du prix du baril de pétrole escomptée avec le premier accord n’a pas été au rendez-vous. Mais c’était sans compter l’intervention de Donald Trump qui sape une nouvelle fois tous les efforts de ces pays producteurs de pétrole.

 

 

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